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Dagoma DiscoEasy200, l’impression 3D pour tous
28 novembre 2016DagomaImpression 3Dstartup208Views

Dagoma DiscoEasy200, l’impression 3D pour tous

Démocratiser l’impression 3D, c’est le pari un peu fou de Gauthier Vignon et Mathieu Régnier, fondateurs de Dagoma, startup installée à Roubaix. Un pari en passe de réussir.

Comme beaucoup de startups, Dagoma est avant tout l’histoire d’une amitié. Celle-ci commence en Chine  fin 2011. Gauthier Vignon et Matthieu Régnier travaillent alors pour Adeo (Leroy Merlin, Zodio, Weldom…), respectivement en tant que directeur qualité et IT manager.

Rendre l’impression 3D accessible à tous

Amateurs de bicyclette, ils se mettent en tête de créer un modèle pliable et facilement transportable. Mais créer un prototype coûte les yeux de la tête. Ils décident alors de le réaliser eux-mêmes grâce à une imprimante 3D. Difficiles à monter, à paramétrer, les modèles existant leur donnent du fil à retordre.

Et puis, petit à petit, ils se prennent au jeu et abandonnent leur projet de vélo pour un projet encore plus ambitieux : rendre l’impression 3D accessible à tous.

Ils décident de partir de la Reprap Prusa Mendel, machine open source, fonctionnelle et abordable. Pendant plusieurs mois, ils étudient, apprennent, découvrent, dupliquent… pour comprendre le fonctionnement de chaque élément, depuis la petite vis en bas à droite jusqu’à la programmation de la température ou encore l’alimentation électrique des moteurs.

« Cela nous a pris deux ans de développement, de tests, de prototypes, deux ans tous les soirs, tous les week-ends et toutes les vacances pour sortir une machine à 299 euros, une machine avec un seul bouton et pas de réglages. » explique Matthieu.

De retour en France, ils créent leur startup en juillet 2014 à Tourcoing (à Roubaix depuis 2015), dans la métropole lilloise. Six mois plus tard, Dagoma commercialisait son premier modèle : la Discovery 200. Et le succès est rapidement au rendez-vous.

Un développement exponentiel

A ce jour, la startup a vendu pas moins de 5.000 Discovery 200, en à peine deux ans. Et la success story n’est pas prête de s’arrêter. De 400.000 euros en 2015, le chiffre d’affaires devrait dépasser les 2,5 millions d’euros cette année.

Pour soutenir sa croissance, Dagoma vient de boucler une levée de fonds de 3 millions d’euros auprès d’Oliver Leclercq, fils du fondateur de Decathlon et membre de la galaxie Mulliez, après un premier tour de table de 700.000 euros il y a un an.

La jeune pousse vient d’emménager dans des locaux de plus de 1500 m² au sein du pôle Blanchemaille, nouveau cluster d’entreprises piloté par EuraTechnologies. Elle vient également d’ouvrir une agence à Bordeaux et va renforcer son équipe à une cinquantaine de personnes d’ici la fin de l’année.

Surtout, grâce aux retours de toute la Dago’communauté, la Discovery200 a été totalement repensée pour donner naissance à la DiscoEasy200. Cette nouvelle imprimante 3D est encore plus simple à monter et à utiliser.

DiscoEasy200, l’imprimante 3D la plus simple du marché

Comme pour la Discovery 200, vous avez le choix entre deux versions de la DiscoEasy200 : en kit (à 299 euros) ou montée (à 399 euros). Les amateurs de meccano choisiront le modèle à monter soi-même.

Si elle apparait un peu « brute de décoffrage », son utilisation est d’une facilité déconcertante. Pas de câble, pas d’écran de contrôle (possible en option). Il suffit de mettre une bobine de filament (en polymère biodégradable obtenu à partir d’amidon de maïs) et d’insérer la carte SD contenant le fichier pour qu’elle démarre et commence l’impression de l’objet désiré.

Pour créer le fichier adéquat, choisissez parmi les millions de modèles mis à disposition gratuitement dans la bibliothèque ROAD  by Dagoma ou bien scanner l’objet désiré. Une fois créé, il suffit de le glisser Cura by Dagoma, un logiciel open source simplifié par la startup permettant de visualiser l’objet, de déterminer la qualité d’impression, de choisir le matériau…

Si les néophytes se contenteront des paramètres standards, les plus téméraires pourront rentrer dans les détails et faire évoluer leur machine.

Alors, ça vous tente ?