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Qonto lance son service bancaire pour les petites entreprises
4 juillet 2017fintechNéobanquePMETPE478Views

Qonto lance son service bancaire pour les petites entreprises

Quatorze mois seulement après sa création, Qonto réalise une nouvelle levée de fonds de 10 millions d’euros qui lui permet d’ouvrir officiellement ses activités de banque en ligne pour les petites entreprises. A partir de 9 euros par mois .

Qonto veut frapper vite et fort. Quatorze mois seulement après sa création et à peine six mois après un tour d’amorçage de près de 2 millions d’euros, la fintech vient de réaliser une levée de fonds de 10 millions. Le fonds américain Valar Ventures et le capital-risqueur français Alven Capital ont réinvesti dans la startup.

Il faut dire qu’ils tiennent à leur pépite. « Impressionnés par la vitesse exceptionnelle à laquelle les équipes Qonto sont passées du concept au produit, nous avons décidé de leur donner les moyens d’accélérer leur développement », souligne James Fitzgerald, partenaire de Valar Ventures.

« Le constat du manque criant de service bancaire adapté aux petites entreprises est largement partagé. Seules les équipes de Qonto nous ont convaincus qu’elles sauraient résoudre ce problème ; elles ont fédéré et mis en mouvement très rapidement des partenaires bancaires et technologiques de qualité, une équipe talentueuse et une communauté de « early adopters » qui ne tarit pas d’éloges sur le service », renchérit Raffi Kamber, partenaire d’Alven Capital.

Après six mois de tests en version bêta auprès de 150 sociétés (dont Alan, The Family, Worldia…), Qonto lance son service bancaire dédié aux TPE, PME et indépendants. Une entreprise peut ainsi ouvrir un compte en ligne, commander des cartes de paiement physiques ou virtuelles, puis gérer ses finances, en attribuant par exemple à chacun des autorisations différentes, pour seulement 9 euros par mois.

La levée de fonds devrait permettre d’enrichir le service de nouvelles fonctionnalités. Qonto veut notamment se servir des données – anonymisées – pour mieux anticiper les besoins de ses clients. Un assistant financier virtuel pourrait ainsi être intégré, permettant de gérer sa trésorerie, d’effectuer des prévisions à plusieurs semaines…

La startup veut aussi faire de son produit un « hub financier », où les entreprises pourront intégrer leurs différents services, comme Slack, Stripe ou GoCardless par exemple. « Le compte courant, c’est la pierre angulaire de toutes les sociétés. Elles doivent pouvoir tout retrouver au même endroit », ajoute Alexandre Prot, PDG cofondateur.

Une partie des fonds permettra également de recruter, pour passer de 24 salariés aujourd’hui à une cinquantaine dans l’année qui vient, d’investir en marketing et de se lancer dans un ou deux autres pays européens en 2018. Les objectifs sont élevés : conquérir plusieurs milliers de clients d’ici à la fin de l’année en France, mais aussi à l’étranger dès l’an prochain.