Les vins français font toujours autant rêver

Les vins français font toujours autant rêver

Publié le 19/04/2016
Gauthier Kerros


La France, l’Italie et l’Espagne continuent de dominer le commerce international du vin, mais la Chine confirme son rôle croissant dans un paysage de plus en plus diversifié.

Le commerce mondial du vin continue de prospérer avec un bond de 10,6% l’année dernière, selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). En dix ans, le commerce mondial du vin a presque doublé. Alors qu’elles pesaient 16 milliards d’euros en 2005, les ventes ont atteint 28,3 milliards d’euros en 2015.

A eux-seuls, les vins français ont représenté près d’un tiers du chiffre d’affaires mondial (8,2 milliards d’euros). L’hexagone reste « de loin » le premier exportateur en valeur avec 29% des parts du marché mondial, mais le troisième en volume, à 14 millions d’hectolitres selon Jean-Marie Aurand, directeur général de l’OIV.

France, Italie et Espagne dominent largement le marché mondial

L’Italie s’arroge la deuxième place en volume (20 millions d’hectolitres) et en valeur (5,3 milliards euros) tandis que l’Espagne, toujours au premier rang en volumes (24 millions d’hectolitres) rétrograde à la troisième place en valeur (2,6 milliards d’euros) du fait d’un prix moyen moindre à l’unité.

Les trois pays de têtes représentent 56 % des volumes totaux de vin échangés dans le monde  mais ce sont les Etats-Unis qui ont enregistré la plus forte augmentation de leurs exportations, en hausse de 26,5 % en valeur, alors que la consommation mondiale s’est stabilisée autour de 240 millions d’hectolitres depuis la crise de 2008.

Les Etats-Unis et la Chine en soutien de la croissance

La Chine confirme son rôle de « principal moteur de la croissance mondiale du vignoble » remarque M. Aurand pour qui « ce pays est devenu un grand acteur sur la scène internationale avec la première production mondiale de raisins (90 millions de quintaux), la huitième production mondiale de vin et au rang des consommateurs » avec une consommation estimée à 16 Mhl, contre 15,5 en 2014.

Côté consommation, les Etats-Unis confortent pour la troisième année consécutive leur place de leader (31 millions d’hectolitres), supplantant la France en volume général. Néanmoins, la consommation du citoyen américain, environ 9 litres par an, reste bien loin de celle du Français, qui atteint les 45 litres par tête et par an.