Les Chantiers de Saint Nazaire sortent la tête de l'eau

Les Chantiers de Saint Nazaire sortent la tête de l'eau

Publié le 03/03/2016
Gauthier Kerros


Des carnets de commandes bien garnis, des centaines d’embauches… Depuis la commande historique du « Harmony of the seas » plus grand paquebot du monde, les bonnes nouvelles s’enchaînent.

Un paquebot géant livré au printemps, sept autres à construire d’ici à 2020, le carnet de commande les chantiers navals STX de Saint-Nazaire est bien rempli.

La « Navale » revient des profondeurs

Cinq ans plus tôt, « la Navale » menaçait de fermer. Annulation de commandes, plan de départs volontaires, chômage partiel, STX a subi de plein fouet la crise économique, au grand dam de ses 2300 salariés et de toute la filière marine, riche en sous-traitants en Loire-Atlantique.

En 2011, la commande par la Russie de deux porte-hélicoptères de classe Mistral, les fameux Sébatsopol et le Vladivostok, a permis de maintenir l’essentiel de l’outil industriel.

Il a fallu néanmoins attendre décembre 2012, après deux années sans commande, pour que l’espoir soit enfin permis. L’armateur américain Royal Caribbean Cruises (RCCL), numéro 2 mondial de la croisière, signe pour le « Harmony of the seas », le plus grand paquebot de l’histoire.

Les carnets de commande débordent

Depuis, les commandes s’enchainent. Après la remise, le 12 mai, du « Harmony of the seas », à RCCL, STX livrera un navire mi-2017, puis deux en 2018, deux en 2019 et encore deux en 2020, à RCCL ainsi qu’à son autre client historique, MSC Croisières.

Les deux derniers paquebots commandés en février par MSC Croisières pour 1,5 milliards d’euros, représentent 8 millions d’heures de travail, selon STX. « Pour les prendre, on a tassé notre carnet de commandes, ce qui fait qu’on va commencer à avoir des périodes où on est au-dessus de notre capacité de production, […] qui est déjà limitée par la taille des ateliers. On aura vraisemblablement besoin d’aller sous-traiter quelques blocs de tôlerie sur d’autres chantiers en Europe », explique le directeur général de STX France, Laurent Castaing.