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Frenchvanitytribune

Le luxe à portée de (seconde) main

Publié le 24/10/2017
Gauthier Kerros


Chanel, Vuitton, Hermès ou encore Valentino font tourner la tête des fashionistas… tout autant que les prix pratiqués par ces maisons prestigieuses. Néanmoins, l’essor des sites de seconde main a bousculé le monde du luxe en ouvrant les portes des dressings du monde entier.

Depuis 2010, le marché du luxe connait une petite révolution. Que ce soit The Real Real et Tradesy aux Etats-Unis, Rebelle en Allemagne, ou Vestiaire Collective, Videdressing ou Instant Luxe en France et en Europe, les sites dédiés à l’achat et la revente d’articles de mode et de luxe rencontrent un franc succès.

Le chiffre est stupéfiant : en 2016, d’après Olivier Abtan, managing director de The Boston Consulting Group, ces dépôts-ventes 2.0 ont connu, dans le monde, une croissance de 40 %.

Si ce marché de « seconde main » explose, c’est parce qu’il permet d’une part aux vendeurs de se séparer de leur garde-robe et d’autre part aux acheteurs de s’offrir ces pièces à des prix abordables, loin de ceux du neuf, jugés parfois dissuasifs.

Par exemple, la décote moyenne des articles de luxe sur Videdressing est de -57% par rapport aux prix pratiqués en boutique… de quoi intéresser une majorité d’acheteuses et d’acheteurs.

Grâce à ces réductions exceptionnelles, les acheteurs peuvent investir dans des pièces intemporelles comme le modèle Speedy de Louis Vuitton ou les escarpins Pigalle de Christian Louboutin qui figurent parmi les articles de luxe les plus achetés sur ce site en 2016.

Surtout, toutes ces plateformes ont signé la Charte de lutte contre la contrefaçon sur Internet. « Nos collaborateurs, venant des marques de luxe ou des maisons d’enchères, contrôlent et authentifient tous les produits. Si l’on a un doute on les rejette » explique Sébastien Fabre, CEO et co-fondateur de Vestiaire Collective.

Pour son concurrent Videdressing, ce ne sont pas moins de 2.300 articles contrefaits qui ont été interceptés avant leur mise en vente l’an dernier.

Ni danger ni chance pour le luxe, la « luxosphère » va devoir s’adapter à ce phénomène dont l’ampleur ne cesse de croitre d’année en année.