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Jigé, maître du doodle

Publié le 22/01/2019
Gauthier Kerros


Julien Gaquère, alias Jigé, est un artiste autodidacte résidant aux ateliers Jouret, à Roubaix. Depuis mars, il consacre tout son temps à son art et impose son style, foisonnant et coloré, reconnaissable entre mille.

Né en 1987 à Dunkerque, Jigé, les initiales de Julien Gaquère, exerce son art au sein des Ateliers Jourets, ce « cocon » dédié à la création aménagé dans un ancien lieu de stockage de tissus, rue de l’Hospice à Roubaix, et qui accueille une trentaine d’artistes.

Arrivé à Lille en 2006, il poursuit ses études puis devient salarié dans le prêt à porter puis l’automobile. Il faudra attendre le printemps 2018 pour que Julien se consacre à plein temps à ce qui était jusqu’à présent qu’un loisir.

« J’ai commencé en 2008 à la fac. À ce moment-là, j’étais en cursus Art et Culture, cursus qui m’ennuyait profondément. J’ai donc commencé à gribouiller sur mes feuilles de cours. Au départ au stylo BIC sur feuilles, puis j’ai voulu m’essayer à plus grand. J’ai acheté des Poscas [feutres de peinture acrylique, ndlr] et une toile et j’ai commencé à colorer mes dessins. Et depuis je ne me suis jamais vraiment arrêté », explique le jeune trentenaire.

L’écriture automatique (ou « doodle ») est pour lui une manière de s’exprimer sans réfléchir au sens. Il travaille à l’instinct, dans l’instant, libre.

Si son style est dans la lignée de Combas, Di Rosa ou Fernand Leger, son inspiration est à cherché dans la culture populaire des années 1990 : des dessins animés comme « Hey Arnold », « Denver », « South Park », des jeux comme les « pogs » et les « jojo’s » dont se souviennent tous les membres de la génération Y.