Eric Lignier, enchanteur du quotidien

Eric Lignier, enchanteur du quotidien

Publié le 22/05/2019
Gauthier Kerros


Convaincu que la beauté sommeille en toute chose, le photographe Eric Lignier s’attèle, dans sa dernière série « Poetic Buildings », à traquer des compositions qui révèlent le sublime du quotidien.

Né en 1964 dans le nord de la France, Eric Lignier reçoit son premier appareil photo à l’âge de 14 ans. Dès lors, la passion de la photographie ne le quitte plus. A 17 ans, il débute sa carrière de photographe et travaille dans le monde de la publicité pour des marques prestigieuses pendant plus de 30 ans.

Inspiré par les Outrenoirs de Soulages, les primaires de Mondrian, les lacérés de Fontana… Il sillonne Hong-Kong, New-York, Paris, Bangkok, Shanghai. Il réalise alors que nos regards de citadins sont rivés au trottoir, aveugle aux reflets providentiels, à la beauté d’une façade…

Banales, ces façades qui rythment nos villes et nos vies le sont. Du moins, en apparence. Eric Lignier capte les reflets, instants de vie déformés, fractionnés, amplifiés, éclatés. Il ne retouche rien, il ne revient jamais sur place, il shoote dans l’instant. Le monstre de verre devient peinture, poésie, vagues, voutes et vertiges.

« Regarder les façades et les reflets qui s’y projettent, c’est comme lorsqu’on s’allonge sur l’herbe pour observer les nuages : chacun les interprète à sa manière. Cette activité poétique, cette rêverie, c’est pourtant l’inverse du verre et du béton que je photographie. Chaque façade raconte son histoire, et chaque face d’un même bâtiment une histoire différente. »

Une approche organique et onirique de la cité qui nous invite à lever le nez vers le ciel et prendre part à sa flânerie moderne.