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Le Puy du Fou, succès d'un parc à thème "à la française"

Publié le 21/06/2017
Gauthier Kerros


En 40 ans d’existence, le parc d’attraction et son spectacle, la « Cinéscénie », créés par Philippe de Villiers au cœur de la Vendée se sont imposés comme des références mondiales. Un succès rentable.

Tout a commencé le 13 juin 1977, quand, par hasard, un jeune haut fonctionnaire de 28 ans gare sa 4L devant le porche du château du Puy du Fou et découvre ses ruines.

« Depuis longtemps, je voulais rendre hommage à cette terre de Vendée à qui je dois tant. Je rêvais d’écrire un grand récit allégorique avec des acteurs, de la musique, de la lumière. Un grand film de plein air », explique Philippe de Villiers.

Un an plus tard, le premier spectacle son et lumière, la fameuse « Cinéscénie »,  est donnée. En 1989, voit le jour un véritable parc à thème qui ne cesse de s’étendre d’année en année.

Aujourd’hui, le Puy du Fou accueille 2,2 millions de visiteurs par an. Le parc vendéen s’est imposé devant le Futuroscope (1,9 millions de visiteurs) et le Parc Astérix (1,85 millions de visiteurs). C’est le deuxième parc de loisirs français après Disneyland Paris (10 millions de visiteurs).

Planté en plein bocage vendéen, le parc est aussi un succès économique. Mieux, il est rentable ! En 2016, le chiffre d’affaires (multiplié par deux en cinq ans) a dépassé pour la première fois les 100 millions d’euros, pour un bénéfice qui oscille entre 8 et 9%.

Le cabinet Protourisme estime même qu’il génère pas moins de 277 millions d’euros de retombées économiques chaque année  et engendre l’équivalent de 4.700 emplois à temps plein.

Cerise sur le gâteau, le Puy du Fou séduit à l’étranger. Élu deux fois « Meilleur Parc du Monde », il a reçu pour la deuxième année consécutive, un « Thea Award » de la meilleure création mondiale pour  son dernier spectacle « Le dernier Panache », l’équivalent d’un oscar pour la profession.

Surtout, après la conception de spectacles pour d’autres parcs aux Pays-Bas et en Angleterre, le concept du Puy du Fou lui-même va être dupliqué à l’étranger.

« Nous ambitionnons d’ouvrir trois parcs d’ici à dix ans, dont un dans la région de Tolède, autour de l’histoire de l’Espagne », raconte Nicolas de Villiers, le fils de Philippe. Ce projet devrait voir le jour dès 2019. Avant de conquérir la Chine ou la Russie ?