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Frenchvanitytribune

Levalet, mieux que Banksy

Publié le 16/03/2016
Gauthier Kerros


Prof le jour et street artist la nuit, Levalet choisi les murs de Paris comme toiles de fond à ses œuvres et nous fait vivre des scènes à la fois comiques et poétiques.

Né en 1988 à Epinal, Charles Leval, dit Levalet, grandit en Guadeloupe où il se confronte très tôt à la culture urbaine et aux arts plastiques. De retour en métropole, il poursuit des études d’arts visuels et obtient l’agrégation en 2012.

2012 est une année charnière. Jusqu’alors, son travail était davantage tourné vers la vidéo. Mais son arrivée à Paris va tout changer. « Je voulais passer sur les murs car je veux pouvoir exposer. Je cherchais des lieux et des contextes à exploiter, la rue s’est imposée à moi comme un espace de création libre. Il fallait l’envahir. »



Son inspiration, il la trouve évidemment du côté de BanksyBlek le ratPignon-Ernest ou encore Blu. Mais la bande dessinée, le cinéma, le mime, le théâtre d’improvisation nourrissent son travail pour donner naissance à une véritable compagnie de comédiens qui joue des scènes en interaction avec le passant.



L’œuvre de Levalet est avant tout un travail de dessin et d’installation. Il met en scène ses personnages dessinés à l’encre de chine dans l’espace public, dans un jeu de dialogue visuel et sémantique avec l’environnement présent. Les personnages interagissent avec l’architecture et se déploient dans des situations frôlant souvent l’absurde.



Levalet, c’est aussi un zest de politique. « J’ai pas de message précis à faire passer. Lors de mes interventions, je fais attention à faire résonner le lieu en jouant sur les figures, les personnages : une femme qui se maquille en lisant Esthétique d’Hegel. Je fais des clins d’œil, pose des questions. Il y a un peu de politique dans les choses que je peux faire, c’est en filigrane, il faut aller le chercher. »



En 2013, Levalet intègre la Galerie Géraldine Zberro et adapte son travail afin de le présenter sur les murs de la galerie. Son talent rencontre très vite le succès auprès de la presse spécialisée et des collectionneurs de street art Français et internationaux.

Il s’expose en solo en mai à l’Openspace Gallery (Paris) pour un « Everyday life Circus », et à OPEN WALLS Gallery (Paris) en novembre. Ses œuvres sont également en vente sur Artsper.