La Joconde enfin démasquée ?

La Joconde enfin démasquée ?

Publié le 29/04/2016
Gauthier Kerros


Qui se cache derrière le sourire énigmatique de Mona Lisa ? Cinq cents ans après sa réalisation par Leonard de Vinci, l’historien de l’art italien Silvano Vincenti prétend avoir enfin percé le mystère de son identité.

Après cinq siècles de questionnements, un examen à l’infrarouge du célèbre tableau aurait permis de lever le voile sur l’identité de la Joconde. Le maître ne se serait pas inspiré d’un, mais de deux modèles.

Les travaux de Silvano Vinceti et son équipe l’ont conduit à découvrir que sous la couche de peinture, un autre portrait apparait, et ce personnage ne sourit pas. L’historien de l’art italien affirme donc que Leonard de Vinci se serait inspiré de deux visages : celui d’une femme, Lisa Gherardini, dite Mona Lisa et celui d’un homme, Giacomo Caprotti, dit Salai.

« Nous avons superposé tous les détails des peintures de Léonard de Vinci dans lesquelles il a pris pour modèle Salai. Certains de ces détails correspondent exactement à ceux du portrait de Mona Lisa. Donc il a utilisé deux modèles. Puis il a ajouté des détails sortis de son imagination », a détaillé le chercheur à la presse italienne.

Salai, c’est un jeune garçon miséreux rencontré par hasard par le maitre dans les rues de Milan et entré au service de l’artiste à 16 ans. En grandissant, son protégé affiche une troublante beauté androgyne, qui va inspirer le peintre. Disciple, ami, sans doute amant, et muse, l’assistant va rester vingt-cinq ans à ses côtés.

Selon le chercheur, cette association des deux visages correspondrait à un long questionnement du maître de la Renaissance sur l’androgynie. « Pour Leonardo, la personne parfaite est un homme et une femme dans un même corps ».

Reste à convaincre la communauté scientifique et notamment les experts du Louvre, où le tableau est exposé.