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Frenchvanitytribune

La slow cosmétique, c'est plus éthique

Publié le 25/02/2016
Gauthier Kerros


Alors que de nombreuses substances préoccupantes (perturbateurs endocriniens, allergènes…) composent nos produits cosmétiques courants, une alternative s’offre à nous : la slow cosmétique.

Lancé en 2012 par Julien Kaibeck, cosméticien et aromatologue, la slow cosmétique est un mouvement qui prône une « révolution douce ». Son but est de « promouvoir un mode de consommation naturel, sain et raisonnable de la cosmétique » et d’apprendre au consommateur à décrypter les étiquettes. Et ce n’est pas du luxe. Avez-vous une idée de ce qui compose vos crèmes, gel douche, déodorant, dentifrice ?

Des substances préoccupantes dans les produits cosmétiques courants

L’association de consommateurs UFC Que Choisir nous éclaire sur la question en publiant une base de données sur la composition de 185 produits cosmétiques courants. Et cela fait froid dans le dos !

62 produits contiennent des allergènes, 101 recèlent des perturbateurs endocriniens… Seulement des cosmétiques premiers prix me direz-vous. Hélas non ! Roc, L’Oréal, Mixa, Nivea sont aussi épinglés.

UFC Que Choisir dénonce aussi l’absence d’encadrement réglementaire sur les mentions et autres allégations marketing apposées sur les emballages. Quand on découvre avec effarement que « hypoallergénique » ne veut pas dire exempt d’allergènes…

Des marques locales, plus écologiques, plus transparentes

La Slow Cosmétique va plus loin. Si elle combat le « brainwashing » des grandes marques, qui nous font croire au produit miracle, faussement naturel et bien souvent inutile, elle promeut également celles qui formulent et commercialisent des produits propres et simples.

Depuis 2013, l’association qui détient la marque Slow Cosmétique attribue la « Mention Slow Cosmétique ». Recevoir la Mention Slow Cosmétique constitue en soi un réel exploit, car les critères pris en compte sont très étendus (formulation, prix, écologie, éthique, discours marketing, durabilité…). A ce jour, une centaine de marques ont obtenu le label.

Le retour du fait maison

L’autre solution prônée par la Slow Cosmétique, c’est de confectionner soi-même ses propres soins de beauté. Savons, huile démaquillante, eau micellaire, shampoing, crème, dentifrice… les recettes sont légion, pour une efficacité tout à fait satisfaisante. « Aucune raison de croire que les produits faits maison ne sont pas efficaces. Au contraire, les actifs sont plus concentrés. Le seul bémol réside dans une légère perte de confort et de matière », affirmait Julien Kaibeck au magazine Elle. Alors, ça vous tente ?