Cozy Air, pour un meilleur air intérieur

Cozy Air, pour un meilleur air intérieur

Publié le 11/03/2019
Gauthier Kerros


Logement, transports, lieu de travail, école... Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos, et l’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité. Cozy Air propose donc une solution globale de surveillance en temps réel de la qualité de l'air intérieur et élabore des plans d’action pour l’améliorer.

L'air intérieur serait cinq à dix fois plus pollué que l'air extérieur alors que nous passons l'essentiel de notre temps à l'intérieur. La qualité de l’air à l’intérieur d’un bâtiment a un effet démontré sur la qualité de concentration, le taux d’absentéisme dans les écoles, le bien-être. Les enjeux sanitaires et économiques liés à la qualité de l’air intérieur sont importants. En France on estime à 19 milliards d’euros par an le coût de la mauvaise qualité de l’air intérieur.

Forts de ce constat, Lamia et Charles, ingénieurs en chimie de l’atmosphère et en chimie environnementale de 27 ans, décident de se retrousser les manches afin de créer la première solution globale de suivi de la qualité de l’air intérieur.

Cozy Air, c’est donc un capteur qui mesure en temps réel les polluants de l’air intérieur (monoxyde de carbone, dioxyde d’azote, particules fines, composés organiques volatils) et les paramètres de confort (température, hygrométrie, taux de dioxyde de carbone). L’objet est connecté à l’application Cozy’Connect, qui permet de visualiser les relevés, d’être informer des dépassements de seuil de pollution et de recevoir des conseils pour améliorer son environnement intérieur. L’offre comprend enfin une expertise personnalisée à travers la transmission de bilans réguliers et de préconisations spécifiques au client.

« Nous ne nous contentons pas du diagnostic, souligne Lamia Mialet, nous étudions le bâtiment et les habitudes du personnel. Nous cherchons à trouver la source d'une éventuelle pollution. Si par exemple, elle vient des produits d'entretien, nous suggérons de faire faire le ménage le soir, une fois que le personnel est parti, plutôt que le matin. La pollution est nettement moins importante. »

La start-up de Villeneuve d'Ascq propose son expertise aux collectivités, établissements de santé, entreprises, et même aux bailleurs sociaux. Déployée à partir d’avril 2018, leur solution a déjà séduit une vingtaine de clients, dont des grands groupes.

Ce n’est pas pour rien que la magazine Challenges a sélectionné cette start-up villeneuvoise parmi les « 100 start-up où investir »…