Frenchvanitytribune

Valbiotis combat le diabète et l'obésité

Publié le 20/06/2016
Gauthier Kerros


La société biopharmaceutique rochelaise vient de lever 2,2 millions d’euros pour accélérer le développement de solutions de prévention et de traitement des maladies métaboliques telles que l’obésité, le diabète et leurs complications.

Fondée en 2014 à La Rochelle par Sébastien Peltier, ancien directeur R&D du Laboratoire Lescuyer, Valbiotis a pour ambition de développer des compléments alimentaires à « haute valeur ajoutée » et de les licencier aux industriels de la pharmacie ou de l’agroalimentaire.

Leur particularité : répondre aux critères de sécurité et d’efficacité exigés par l’Europe afin d’obtenir « une allégation santé », le graal de tout industriel.

« Alors qu’un complément alimentaire peut être mis sur le marché en moins d’un an, il faut compter six à sept années d’analyses et de tests avant de commercialiser un produit certifié par l’EFSA », observe Sébastien Peltier.

Selon lui, c’est la raison pour laquelle les industriels hésitent encore à investir dans la recherche en interne. « Nous proposons d’accompagner les groupes agro-alimentaires et pharmaceutiques pour gérer les recherches pré-cliniques et le design clinique selon les normes de l’EFSA », déclare le chercheur.

Ses solutions de prévention sont mises au point à partir d’extraits végétaux, en collaboration avec les universités de La Rochelle et de Clermont-Ferrand, ainsi que le CNRS.

Le premier essai clinique de « Valedia », son produit de prévention du diabète de type 2, vient d’être lancé. Développé en gélule, stick et comprimé, il a remporté en 2015 le prix de l’innovation du ministère de la Recherche i-LAB. Les premiers résultats sont attendus en novembre 2016. S’il voit son allégation reconnue par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, il pourrait être commercialisé en 2019.

Pour l’heure, la biotech vient de boucler une deuxième levée de fonds de 2,2 millions d’euros, après les 1,8 millions d’euros levés en novembre 2014. Ce deuxième tour de table permettra de développer d’autres produits, en particulier le « LipiDrive », qui a déjà démontré son efficacité préclinique sur le surpoids.