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Frenchvanitytribune

Wistiki ne perd pas ses moyens

Publié le 09/05/2016
Gauthier Kerros


Voilà ! Aha ! Hopla ! Après deux levées de fonds et deux années intenses de R&D, Wistiki vient de lancer début mai une nouvelle collection dessinée par Philippe Starck. Et la startup spécialisée dans les objets connectés ne compte pas en rester là.

L’aventure Wistiki menée des frères Lussato (Bruno, Théo et Hugo), commencée il y a trois ans, continue de plus belle.

Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Wistiki est une application Smartphone permettant de localiser des objets grâce à un « wist », un petit accessoire que l’on peut accrocher ou coller sur des objets que l’on craint de perdre (clés, téléphone, portefeuille …).

Une startup lancée grâce au crowdfounding

Aujourd’hui âgé de 23 ans, Hugo était encore étudiant à Centrale Lyon quand il a eu l’idée de ce projet. « C’est lui qui a conçu le boîtier dans les laboratoires de l’école à Lyon avec l’appui du CNRS, et c’est avec ce prototype que nous nous sommes lancés sur MyMajorCompany » explique Bruno Lussato, 27 ans, co-fondateur et directeur général.

Alors qu’ils sollicitaient 20.000 euros pour produire une petite série de leur porte-clés connecté, ils en reçoivent quatre fois plus sous forme de précommandes : « c’est la meilleure chose qui nous soit arrivée », reconnait Bruno. Grâce à la forte couverture médiatique engendrée par la campagne de crowdfounding, distributeurs et investisseurs accourent.

Trois mois plus tard, des business angels apportaient 225.000 euros, finançant l’industrialisation du premier Wistiki, entièrement fabriqué en France.

Référencé dans les magasins spécialisés en électronique et auprès des principaux distributeurs français (FNAC, Carrefour, Auchan, Norauto, Intermarché et plusieurs autres groupes), les ventes grimpent à 50 000 unités. Au milieu de la « jungle » des objets connectés (bracelets, montres, écouteurs, kits main-libre, etc…), Wistiki représente 8% des parts de marché des objets connectés dans la catégorie wearable en 2014.

Devenir un leader des objets connectés

En juillet 2015, Wistiki change de dimension. Une levée de fonds de 1,5 million d’euros (ce qui valorise la start-up à 16,5 millions d’euros) lui permet de prendre des locaux à Paris et d’embaucher 25 personnes.

Surtout, elle lui permet de lancer une collection premium de son « wist » (à 49,90 euros), dessinée par le designer Philippe Starck. « Cette gamme a vu le jour grâce aux feedbacks de nos consommateurs qui souhaitaient de meilleures fonctionnalités technologiques et un plus beau design qui s’adapte à des utilisations différentes », explique la fratrie.


Wistiki propose donc le « voilà! » qui peut s’attacher aux clés, le « aha! » qui peut s’accrocher autour du collier de son animal de compagnie. Enfin, le « hopla! »  peut être glissé dans le portefeuille. Et le succès est déjà assuré, avec près de 280.000 euros de précommandes !

Mais la startup ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Les trois frères ont l’ambition de mettre leur technologie à l’intérieur même des objets. Les premiers contrats ont été signés à l’occasion du salon de Las Vegas en début d’année dans la maroquinerie, les transports ou la logistique. Bouygues Telecom vient d’ailleurs de les choisir pour concevoir le premier objet localisable en temps réel grâce à la technologie LoRa, un nouveau réseau qui pourrait révolutionner l’usage des objets connectés.