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Doctolib change la vie des médecins

Publié le 07/04/2016
Gauthier Kerros


Leader de la prise de rendez-vous médicaux en ligne, Doctolib multiplie les levées de fonds pour distancer définitivement la concurrence en France et essaimer partout en Europe.

Fondée en octobre 2013 par Stanislas Niox-Chateau, Ivan Schneider et Jessy Bernal, Doctolib a développé une plateforme de gestion des rendez-vous médicaux, avec le soutien du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de la Ville de Paris et du Fonds Social Européen. Son but : « révolutionner le quotidien des patients et des médecins en Europe ».

La prise de rendez-vous médicaux en ligne permet en effet aux professionnels de santé de réduire de moitié le temps de gestion du secrétariat, de diminuer de 75% le nombre de rendez-vous non honorés et de se faire connaître sur Internet. Quant aux patients, ils peuvent prendre un rendez-vous directement en ligne 24h/24 et 7j/7 en quelques clics, trouver un praticien près de chez eux et gérer leur historique de rendez-vous.

Leader d’un marché très concurrentiel

Face à un marché français qui compte plus de 220 000 praticiens, de nombreuses startups se sont lancées sur ce créneau porteur dans l’Hexagone. MonDocteurKeldocRDVmedicauxPagesJaunesDoc ou encore Doctolib se livrent une véritable course de vitesse pour se tailler la part du lion.

Avec 2 millions de prises de rendez-vous par mois, 8000 praticiens inscrits, 220 cliniques privées, 80 établissements de santé, une présence dans 15 villes de France, Doctolib est le leader en France. Afin de consolider sa domination sur le marché français et accélérer à l’international, la jeune pousse multiplie les levées de fonds.

Distancer la concurrence et gagner l’Europe

En moins de deux ans, trois tours de table ont permis de récolter 23 millions d’euros, auprès de ses investisseurs historiques : Pierre Kosciusko-Morizet (ex-PriceMinister), Bertrand Jelensperger (Lafourchette), Antoine Freysz (Kerala Ventures), Olivier Occelli (Naturabuy), Maxime Forgeot (Schroders), du fonds américain Accel Partners et de Nicolas Brusson (Blablacar). Le but ? Porter le coup de grâce aux concurrents.

Doctolib compte doubler de taille en recrutant pour moitié des commerciaux chargés de « recruter » de nouveaux praticiens aux quatre coins de la France et du service après-vente une fois les contrats signés. L’autre moitié viendra renforcer les fonctions supports (technique et marketing) afin de développer la technologie et renforcer la notoriété du site.

Surtout, les trois fondateurs voient désormais plus loin. En ligne de mire, l’Europe. Dans les deux ans à venir, ils veulent conquérir l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas ou la Suisse…. L’arrivée de nouveaux investisseurs au profil international devraient grandement les aider.