Prêtez facilement aux PME avec Lendix

Prêtez facilement aux PME avec Lendix

Publié le 23/03/2016
Gauthier Kerros


Depuis septembre 2014, les banques n’ont plus le monopole du prêt aux TPE et PME. La loi dite « Loi Financement Participatif » leur donne la possibilité d’emprunter directement auprès du grand public, grâce à des plateformes de prêts en ligne.

Né au Royaume-Uni et aux Etats-Unis dès 2005, le « crowdlending » s’adresse aux entreprises qui ne veulent plus se heurter à l’intransigeance des banques et subir le parcours du combattant qui caractérisent les circuits de financement classiques.

Simplifier le financement des entreprises

Plateforme leader en France, Lendix propose une solution de financement rapide (réponse ferme en 7 jours et financement complet en 17 jours ouvrés), sans demande de garantie, ni caution personnelle du dirigeant.

Cette petite révolution permet aux entreprises de diversifier leurs sources de financement et d’emprunter jusqu’à 1 500 000 euros, à la condition d’avoir au moins trois ans d’existence, un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 euros et au moins un résultat d’exploitation positif. Des PME comme Alain Ducasse Entreprise ou encore « 5 à sec » ont sauté le pas.

Aussi, elle offre aux investisseurs privés et institutionnels un accès à des placements jusqu’alors inaccessibles (dans la limite de 1 000 euros pour les particuliers), avec des rendements compris entre 4% et 9% !

Un marché ultra-concurrentiel

En 2015, 27 plateformes françaises de crowdlending ont permis de prêter 196,3 millions, selon l’association Financement Participatif France, contre 88,4 millions en 2014, soit une hausse de 122% du montant de la collecte.

En levant à lui seul plus de 15 millions d’euros en à peine un an d’existence (40% de part de marché), Lendix devance Unilend (pionnier du crowdlending en France), Lendopolis (par les créateurs de la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank), Finsquare ou encore Lendosphère.

Si l’accueil a été bon auprès des prêteurs, tant particuliers qu’institutionnels, l’évangélisation des chefs d’entreprises reste à faire. Beaucoup ne connaissent pas encore cette possibilité de financement.

Un développement à marche forcée

Si le marché est conséquent, les plateformes doivent rapidement acquérir une taille critique pour être rentables. Aujourd’hui, Lendix aborde une nouvelle étape en s’installant en Espagne et bientôt en Italie. « Il nous faut 70 à 100 millions d’euros de prêts pour atteindre le point mort, ce que nous pourrions faire en restant en France seulement mais tout va très vite dans les fintech et il faut déjà penser à se développer à l’étranger », explique Olivier Goy, président-fondateur de Lendix.

Ce développement nécessitera des moyens supplémentaires. Après 7 millions d’euros levés auprès de Partech Ventures, Weber Investissements et de dirigeants d’123Venture en novembre 2014, puis 3,2 millions d’euros levés en mars 2015 auprès de Decaux Frères Investissements, de la Banque Wormser Frères et de deux family offices, une nouvelle levée de fonds est en préparation.