Frenchvanitytribune

Adore Me veut couper les ailes de Victoria's Secret

Publié le 17/02/2016
Gauthier Kerros


Depuis 2011, la startup newyorkaise créée par le français Morgan Hermand-Waiche a pour ambition d’incarner  « le nouveau visage de la lingerie ». Victoria’s Secret n’a qu’à bien se tenir !

Créé il y a cinq ans à New York, Adore Me vend de la lingerie exclusivement sur Internet, aux Etats-Unis et au Canada. Totalement inconnue en France (et pour cause), la marque colle aux goûts des nord-américaines : les modèles doivent être sexy, colorés et bon marché.

Un rapport qualité-prix imbattable

En réduisant les coûts au maximum, Adore Me peut vendre ses ensembles 40 dollars, pour un coût de fabrication de 15 dollars, soit deux fois moins cher que le leader du marché Victoria’s Secret.

Il n’y a rien à redire sur la qualité des produits, elle est identique. Et pour cause, les deux marques partagent les mêmes fournisseurs, en Chine, au Vietnam, aux Philippines et en Indonésie. Adore Me s’est même payer le luxe de débaucher Helen Mears, la styliste de son concurrent.

Une offre renouvelée chaque mois

La différence se trouve en fait du côté de son modèle économique. En plus de la vente au détail sur Internet, la marque propose également une offre d’abonnement. Pour 39,95 dollars celles qui se laissent tenter reçoivent chaque mois un ensemble de sous-vêtements.

Pour appâter ses clientes, Adore Me est devenu un acteur du « fast fashion » et sort une nouvelle collection de 30 à 40 références chaque mois. De son côté, Victoria’s Secret se contente de quatre collections par an…

Autre particularité, Adore Me ne dédaigne pas les femmes aux mensurations « hors normes », contrairement à ses concurrents. Du 80A au 115 F, 30% des tailles proposées par la startup ne sont pas servies chez le leader du marché.

Un marketing agressif

Avec pas moins de 11,5 millions de dollars levé depuis sa création, la jeune marque se donne les moyens de ses ambitions. Pour doper sa notoriété, elle n’hésite pas à consacrer 60% de son chiffre d’affaires à ses campagnes marketing, alors que la concurrence dépense 10 ou 15% maximum de ses revenus.

Rentable depuis la fin de l’année dernière, 2016 sera marquée par des incursions en Chine, à Singapour et en Australie. De quoi grignoter un peu plus de parts de marché des Anges.