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Frenchvanitytribune

Minus Farm, des insectes dans nos assiettes

Publié le 18/01/2018
Gauthier Kerros


Bon pour la santé, bon pour la planète, manger des insectes pourrait devenir notre quotidien bien plus vite qu’on ne le pense. C’est en tout cas la conviction de Virginie Mixe, à la tête d’une micro-ferme d’élevage en plein cœur de Marcq-en-Baroeul.

Après avoir exercé ses talents dans la communication et l’industrie musicale (elle a fondé le label Babaorum), Virginie décide de tenter une nouvelle aventure : convertir les Français à l’entomophagie et produire elle-même des insectes comestibles. Un projet qui ne manque pas de sel pour une fille de boucher.

« Quelle idée ! », grommelleront certains. Jugez plutôt. Alors qu’il faut 15.415 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf, voire même 22.000 litres si l’on inclut le fourrage, l’élevage d’insectes ne nécessite ni terre cultivable, ni eau. Pas si farfelue, on vous dit. 

Consommer ténébrions, grillons et autres criquets est d’autant plus intéressant que leurs apports nutritifs sont remarquables. Ils concurrencent largement la plupart des compléments alimentaires. 

Surtout le grillon. Ces petites bêtes contiennent jusqu’à 60 % de protéines, 5,46 mg de fer, 6,5 mg de vitamine A, 13,8 mg de vitamine B3…
Les insectes comestibles sont donc une alternative saine et durable à la production de protéines « classiques », indispensable à un régime alimentaire équilibré.

En 2016, aidée de Matthieu, son compagnon, elle installe donc sa micro-ferme urbaine dans sa cave, en plein centre de Marcq-en-Barœul. Des bacs de son de petit épeautre bio pour les vers, des vivariums pour les grillons et criquets et le tour est joué. De quoi produire une dizaine de kilos de protéine au mètre carré !

Incubée par Euralimentaire depuis le printemps 2017, Minus Farm vend sa production depuis octobre.  Entiers, en poudre ou cuisinés, à l’apéritif ou en dessert, il y en a pour tous les goûts : box’apéro, criquets entiers, larves de ténébrions (entre 7 euros et 12 euros), sablés comté/grillons et macarons amandes/ténébrions (3,40 euros)… 

Tous ces produits sont disponibles en ligne sur le site minusfarm.fr et dans des points de vente de la métropole, comme La Cerise sur l’apéro à Marcq-en-Baroeul ou encore Better Primeur à Villeneuve d’Asq.

Mais le couple ne compte pas en rester là. Il a rejoint le projet de ferme urbaine circulaire du Trichon, à Roubaix, porté notamment par la coopérative Baraka.  L’idée est de transformer l’actuelle friche industrielle pour y cultiver des légumes, élever des insectes et des poissons, les déchets des uns servant de nourriture aux autres. 

Alors, vous essayez quand ?