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Frenchvanitytribune

Lornet, le renouveau de la haute horlogerie française

Publié le 23/01/2018
Gauthier Kerros


Créer un garde-temps conçu, fabriqué et assemblé en France, doté de son propre mouvement et proposée à un prix juste. Tel est le tour de force de Lornet, toute jeune marque lancée en novembre 2016 à Besançon par Anthony Simao, Benoît Monnet et Mikael Bourgeois.

Tout commence en 2014, quand Anthony Simao se met en tête de créer une véritable montre française au design moderne, mettant l’accent sur la mécanique et la beauté de son mouvement. Un projet somme toute assez logique pour le jeune horloger, à la tête d’Artime, sous-traitant pour les plus grandes marques de l’horlogerie telles que Parmigiani, Richard Mille, Audemars Piguet ou HYT.

Il s’entoure alors d’experts et de partenaires, qui vont chacun à leur niveau, contribuer à la naissance de Lornet : boites et composants du mouvement (Créatech), couronnes et laquage (Cheval Frères), verres saphir (Verlux), aiguilles (La Pratique)… 80% des pièces sont fabriqués en France, dans la région de Besançon pour la plupart. Il s’associé également à Mikael Bourgeois, designer, et Benoît Monnet pour l’aspect marketing et commercial. 

« La conception du mouvement, son suivi de fabrication, ainsi que son assemblage, ont été menées en France. Trois étapes qui ne souffrent d’aucune entorse, à l’exception de trois composants bien précis que sont, l’échappement, le barillet et les inverseurs, des pièces ici, suisses, qui n’existent pas sur le territoire français. Toutefois, nous projetons l’espoir de les fabriquer un jour en France », explique Anthony Simao.

Le tout premier modèle de la marque, la LA-01 est lancé en novembre 2016, après deux années d’étude, de travail et de recherche. Le résultat en impose. A la fois sportive et urbaine, la LA-01 affirme sa différence.

Doté d’une architecture innovante dite « à étage », le mécanisme se dévoile derrière ses deux verres saphirs. Le balancier visible et rehaussé à midi, frôlé par les aiguilles, donne à la LA-01 une impression de profondeur et un côté ludique unique en son genre.

Le tout est logé dans un boitier de forme tonneau en acier semblable à aucune autre. Un très bel exercice créatif signé du designer bisontin Mikael Bourgeois, qui a déjà apposé sa griffe sur plus de 450 modèles des plus grands noms de la scène horlogère internationale.

Les 100 exemplaires de ce premier garde-temps ont vite trouvé preneurs. Forte de ce succès, la marque a lancé deux modèles en 2017 : le LA-02 (femme) et le LA-03 (sport). Un troisième modèle, le LA-LE, sera disponible bientôt. De quoi se distinguer et faire passer bien des pièces classiques pour ordinaires. Un luxe accessible à partir de 6.960 euros.